Des chercheurs japonais ont identifié une molécule qui pourrait jouer un rôle moteur dans le déclenchement de la maladie d’Alzheimer.
Une progression silencieuse des lésions cérébrales
Il est établi depuis un certain temps que l’accumulation toxique des protéines amyloïdes bêta entraîne l’inflammation du cerveau. Après vingt ans à progresser en silence, ce processus finit par provoquer la mort des neurones et l’apparition des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer, comme la perte de mémoire.
Si certains de ces acteurs sont déjà identifiés, le plus grand défi de la recherche reste de comprendre les mécanismes à l’origine de ces lésions cérébrales.
« Ces questions sur les mécanismes demeurent sans réponse. Ceci constitue le principal frein, aussi bien à l’amélioration des outils de diagnostic qu’à la mise au point de nouveaux traitements efficaces », souligne Kamar Bouchoucha, responsable scientifique de la Fondation Stop Alzheimer.
Une avancée majeure vient d’être réalisée au Japon dans l’étude des mécanismes de la maladie d’Alzheimer. Publiée ce mois de juillet 2026 dans la revue Brain Communications, l’étude d’une équipe de recherche japonaise révèle une molécule prometteuse.
Nommée Peak 1 Amyloïde Bêta, cette molécule semblerait être à l’origine de la propagation de la pathologie amyloïde, selon les expériences menées par les chercheurs. Identifier de nouveaux acteurs est toujours essentiel en recherche, mais cela l’est plus encore lorsque ces acteurs se révèlent être parmi les moteurs mêmes du développement de la maladie.
« C’est une avancée qui apporte beaucoup d’espoir pour l’évolution de la recherche », souligne la Fondation Stop Alzheimer, engagée depuis des années dans la recherche scientifique liée à la maladie d’Alzheimer.
Un nouvel espoir thérapeutique
Cette découverte ouvre la voie à une nouvelle cible thérapeutique agissant dès les premières étapes de la cascade toxique de la maladie. Elle renforce ainsi l’espoir qu’un traitement ciblant Peak 1 amyloïde bêta puisse ralentir considérablement la progression de la maladie à un stade précoce.
« Nous vivons une époque où la recherche offre, jour après jour, une meilleure vision de ce qu’est réellement la maladie d’Alzheimer. Bientôt, elle ne sera plus une inconnue et donc plus facile à combattre », explique Kamar Bouchoucha.
À propos de la Fondation Stop Alzheimer
Fondation pour la recherche contre la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées en Belgique, Stop Alzheimer est reconnue d’utilité publique depuis 1995. Elle finance des projets de recherche scientifique innovants visant à mieux comprendre, détecter précocement et prévenir la maladie d’Alzheimer. Grâce au soutien de ses donateurs, la Fondation contribue activement à faire émerger des solutions concrètes pour les patients et leurs proches. À ce jour, elle a investi plus de 44 millions d’euros dans la recherche menée en Belgique.
Mayu Kashiwagi-Hakozaki, Hirokazu Uchigami, Yasushi Naka, Asuka Kokawa, Tatsuo Mano, Junki Cho, Kaoru Yamada, Akinori Miyashita, Norikazu Hara, Takeshi Ikeuchi, Alberto Serrano-Pozo, Matthew P Frosch, Bradley T Hyman, Tatsushi Toda, Masashi Fukayama, Tetsuo Ushiku, Tomoko Wakabayashi, Takeshi Iwatsubo, Tadafumi Hashimoto, Soluble high-molecular-weight amyloid-β species derived from amyloid-β-laden brains induce cerebral β-amyloidosis, Brain Communications, Volume 8, Issue 4, 2026, fcag188, https://doi.org/10.1093/braincomms/fcag188