Depuis plus de 30 ans, Stop Alzheimer soutient la recherche sur la maladie d’Alzheimer, convaincue que « la recherche est la clé de l’espoir ». Aujourd’hui, cet espoir devient tangible : de nouvelles thérapies montrent qu’il est possible de ralentir, voire modifier, l’évolution de la maladie.
Pourquoi Alzheimer est si complexe
La maladie d’Alzheimer n’a pas une seule cause. Elle résulte de multiples dysfonctionnements dans le cerveau : accumulation de protéines toxiques, inflammation et défaillance des cellules nerveuses. Cette complexité explique pourquoi trouver un traitement efficace a été si difficile.
Les premiers traitements capables de ralentir la maladie
En 2023, la FDA a approuvé Lecanemab (Leqembi), suivi en Europe en 2025. Ce traitement, ainsi que Donanemab, utilise des anticorps pour réduire les plaques amyloïdes responsables de la dégénérescence cérébrale. Résultat : un ralentissement du déclin cognitif de 25 à 35 % sur 18 mois.
Un autre anticorps, le Trontinemab, en cours d’essais, pourrait éliminer jusqu’à 70 % des plaques en six mois. Mais ces traitements nécessitent des perfusions régulières et des IRM fréquentes, avec des risques comme des saignements cérébraux, ce qui limite leur accessibilité.
De nouvelles stratégies génétiques et moléculaires
D’autres pistes sont prometteuses :
- Oligonucléotides antisens (ASO) : bloquent la production de protéines nocives comme la tau ou l’APP, réduisant l’accumulation de toxines et préservant les cellules.
- Blarcamesine : petite molécule orale qui stimule les fonctions cellulaires (lysosomes et mitochondries), ralentissant le déclin cognitif de 30 à 40 % sur 48 semaines sans effets secondaires majeurs.
- Zervimesine : agit sur un récepteur différent pour protéger les neurones et réduire l’amyloïde toxique.
Ces traitements, plus faciles à administrer, pourraient compléter les anticorps et être utilisés dès les premiers stades de la maladie.
Prévenir l’accumulation de protéines toxiques
Les chercheurs travaillent aussi sur des modulateurs de γ-sécrétase (GSM) pour empêcher la formation de fragments amyloïdes toxiques. L’objectif : intervenir avant que la maladie ne s’installe, avec des traitements plus sûrs et adaptables.
Vers des traitements personnalisés
L’avenir de la recherche repose sur la combinaison de thérapies et sur la médecine personnalisée : tests sanguins pour détecter tau et amyloïde, profils génétiques pour choisir le traitement le plus efficace pour chaque patient. Alzheimer pourrait ainsi devenir une maladie maîtrisable plutôt qu’inévitable. Même avec de nouveaux médicaments, le mode de vie compte : alimentation saine, exercice régulier, stimulation mentale et environnement sain réduisent le risque de développer la maladie. Toutes ces avancées sont possibles grâce à des décennies de recherche financée. Soutenir la recherche aujourd’hui, c’est transformer des découvertes prometteuses en traitements concrets pour demain.