Stop Alzheimer attribue un montant record de 5,05 millions d’euros à 23 projets de recherche sur la maladie d’Alzheimer et autres troubles cognitifs
Stop Alzheimer – la Fondation pour la Recherche sur la Maladie d’Alzheimer – a remis ses bourses de recherche lors d’une cérémonie à Louvain.
Au total, 5.050.000 € ont été attribués à 23 projets belges fondamentaux et cliniques, sélectionnés pour leur excellence scientifique et leur potentiel à transformer le diagnostic et le traitement de la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles cognitifs.
Cette édition marque un record historique pour la fondation et met avant tout en lumière celles et ceux qui font avancer la science : les chercheuses et chercheurs.
« Derrière chaque projet, il y a des équipes qui consacrent des années de leur vie à comprendre ce qui se passe dans le cerveau, pour offrir de l’espoir aux patients et à leurs familles », explique Joost Martens, directeur de Stop Alzheimer. « Ces recherches ne sont pas abstraites : elles auront un impact concret sur la prise en charge des troubles cognitifs dans les années à venir. »
Une étape historique pour la recherche
Pour Caroline Gennez, ministre du Bien-Être, de la Lutte contre la Pauvreté, de la Culture et de l’Égalité des Chances au sein du gouvernement flamand, présente lors de la cérémonie, cette attribution constitue une avancée majeure :
« En alliant recherche fondamentale et recherche clinique, nous accomplissons des avancées majeures vers un avenir où la démence sera non seulement mieux prise en charge, mais peut-être même prévenue », affirme Gennez.
La recherche francophone à l’honneur
Plusieurs projets lauréats sont portés par des universités francophones, notamment l’Université de Liège, l’UCLouvain, l’ULB et l’Université de Mons.
Focus sur l’Université de Liège : Le sommeil protège-t-il le cerveau contre Alzheimer ?
Christina Schmidt & Marieke Hoekstra
Ce projet, soutenu par la Fondation Stop Alzheimer à hauteur de 300.000 €, explore le rôle protecteur du sommeil sur le cerveau. Les chercheuses se concentrent sur le refroidissement cérébral naturel qui se produit pendant le sommeil et sur son lien avec l’accumulation de protéines toxiques, amyloïde et tau, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. L’objectif est de mieux comprendre ces mécanismes afin de développer de nouvelles stratégies de prévention non médicamenteuses pour ralentir l’évolution de la maladie.
D’autres projets francophones majeurs
- Pourquoi le cerveau n’élimine-t-il plus ses déchets ? (Evgenios Kornaropoulos – Université de Liège)
- Un test pour détecter Alzheimer avant les premiers symptômes (Jeremy Gardette – Université de Liège)
- Observer le “nettoyage” du cerveau pendant le sommeil (Mikhail Zubkov – Université de Liège)
- Le lien entre les mécanismes neuronaux, le comportement alimentaire et la cognition sociale (Pegah Masrori – UCLouvain – Cliniques universitaires Saint-Luc)
- Bloquer la protéine tau pour ralentir Alzheimer (Karelle Leroy – Université Libre de Bruxelles)
- Réduire l’inflammation cérébrale pour freiner Alzheimer (Carmen Burtea – Université de Mons)
Une sélection rigoureuse
Les projets ont été sélectionnés après une évaluation internationale indépendante, sur base de leur qualité scientifique et leur potentiel d’impact pour les patients et leurs proches. Ces projets illustrent la force, la diversité et l’excellence internationale de la recherche belge francophone dans la lutte contre les maladies neurodégénératives.