À l’UMONS, Carmen Burtea explore une nouvelle voie contre la maladie d’Alzheimer grâce à un financement hauteur de 300.000 €
Stop Alzheimer attribue un financement de 300.000 euros à la Professeure Carmen Burtea (UMONS). Ce soutien permettra de faire progresser un projet scientifique innovant centré sur un mécanisme clé encore trop peu exploré dans la maladie d’Alzheimer : l’inflammation cérébrale.
Aller au-delà des traitements symptomatiques
Malgré les avancées récentes, les traitements disponibles aujourd’hui ne permettent pas encore de stopper l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Ils agissent principalement sur les symptômes, sans cibler suffisamment les mécanismes biologiques à l’origine de la dégénérescence neuronale.
Convaincue que des approches nouvelles sont indispensables, Stop Alzheimer a choisi de soutenir une recherche qui s’attaque directement aux processus inflammatoires impliqués dans la progression de la maladie.

Cibler un acteur clé de la neuroinflammation
Au cœur du projet figure une enzyme spécifique, la cPLA2-IVA, impliquée dans les réactions inflammatoires du cerveau. Lorsque son activité devient excessive, elle contribue à entretenir un environnement inflammatoire chronique, favorisant la détérioration progressive des neurones.
Ce phénomène joue un rôle majeur dans les troubles de la mémoire et les atteintes cognitives caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. De plus, cette enzyme interagit avec les dépôts amyloïdes, renforçant un cercle vicieux délétère pour le tissu cérébral.
L’objectif de l’équipe de recherche est de mieux comprendre ce mécanisme et développer une stratégie thérapeutique capable de réguler cette enzyme pour limiter les dommages neuronaux.
Vers un candidat thérapeutique prometteur
Les travaux déjà menés par l’équipe de la Professeure Burtea ont permis d’identifier une molécule innovante à base de petits peptides capable de moduler l’activité de la cPLA2-IVA dans des modèles expérimentaux.
Grâce au soutien de Stop Alzheimer, le projet entre désormais dans une nouvelle phase :
- confirmer l’efficacité de cette approche,
- optimiser la molécule pour un usage thérapeutique,
- et relever un défi majeur en neurologie en permettant au traitement de franchir efficacement la barrière hémato-encéphalique pour atteindre le cerveau.
Si ces étapes sont franchies avec succès, cette stratégie pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération de traitements ciblant précisément les mécanismes inflammatoires.
Soutenir l’innovation pour accélérer les découvertes
Depuis 30 ans, reconnue d’utilité publique, Stop Alzheimer est le principal financeur privé de la recherche fondamentale, clinique et psychosociale sur Alzheimer et les maladies apparentées en Belgique. Chaque financement accordé représente une étape vers une meilleure compréhension de la maladie et, à terme, vers des solutions thérapeutiques plus efficaces.
Parce que faire avancer la recherche aujourd’hui, c’est offrir plus d’espoir pour demain.